Monday, June 29, 2009

Abdication Speech of Leopold III

July 16, 2009 will mark the 58th anniversary of the abdication of King Leopold III. I know it is a bit early but I wanted to post the speech he delivered on this occasion. I found it on this site; the translation is mine.
Mesdames, Messieurs,

Le 31 juillet 1950, afin de ramener la concorde dans le Pays, j'ai accepté que l'exercice des pouvoirs royaux fût confié à mon fils; ma volonté était de renoncer définitivement au Trône si le ralliement de tous les Belges se réalisait autour du prince Baudouin.

Je considère que ce ralliement est acquis.

C'est pourquoi, j'ai pris la décision d'abdiquer en ce jour.

Je m'y suis résolu avec l'unique souci de sauvegarder l'unité du Pays et de servir l'institution monarchique que le Congrès national, en 1831, a mise à la base de notre Constitution.

Je vous ai réunis parce que l'intérêt national comme la stabilité de la Dynastie exigent que ma décision de mettre fin à mon règne s'accompagne d’une manifestation solennelle de concorde.

Je ne parlerai pas du passé.

Mais mon devoir de Souverain m'impose, en ce dernier moment de mon règne, de rendre un vibrant hommage aux vertus militaires et civiques dont le peuple belge a fait preuve au cours des heures dramatiques et cruelles qu'il a traversées.

Justice ne lui a pas toujours été rendue.

J'affirme qu'en 1940, l'armée a vaillamment combattu jusqu'à l'extrême limite de la résistance et que la population, sous l'occupation ennemie, a témoigné dignement de ses vertus traditionnelles d'endurance, de courage et de patriotisme.

Je salue la mémoire de ceux qui ont fait au Pays le sacrifice de leur vie.

Mon cher Baudouin, c'est avec fierté que je te transmets la noble et lourde mission de porter désormais la Couronne d'une Belgique demeurée, malgré la plus terrible des guerres et les bouleversements qui l'ont suivie, territorialement et moralement intacte, libre, et fidèle à ses traditions.

Cette mission, tu l'exerceras avec la volonté de servir ton Pays et de continuer l'œuvre de la Dynastie, en te conformant ainsi aux principes que je t'ai inculqués. Ces principes, je les ai, reçus moi-même de mon Père, le roi Albert; ils ont toujours inspiré mon attitude au cours des dures années d'un règne que je laisse à l'Histoire le soin de juger.

La sympathie et la confiance avec lesquelles la population, tout entière t'a accueilli, me permettent de déposer définitivement les pouvoirs royaux sans appréhension pour l'avenir et avec la conscience du devoir accompli.

Mesdames, Messieurs,

Je suis convaincu que vous soutiendrez mon fils avec abnégation et loyauté dans l'accomplissement de sa tâche constitutionnelle.

N'oublions jamais qu'elle comporte le maintien de l'indépendance nationale et de l'intégrité territoriale de la Belgique et du Congo belge.

Mes chers compatriotes,

Au moment où je dépose ma charge, mes pensées ne peuvent se détacher des années que j'ai vécues au milieu de vous.

Le souvenir me restera toujours présent de l'émotion qui m'a étreint lorsque, l'an dernier, après une si longue séparation, j’ai remis le pied sur le sol de ma Patrie.

Comme vous, j'aime mon pays.

J'ai partagé vos joies comme j'ai partagé vos peines, en me tournant avec une particulière sollicitude vers les plus humbles d'entre vous.

A tous ceux qui, si nombreux, n'ont cessé de me rester fidèlement attachés, j'exprime toute ma gratitude. Je conserverai précieusement dans mon cœur le souvenir de leur affection.

Les dernières paroles que je prononce comme Roi des Belges sont pour vous rappeler avec force, mes chers compatriotes, que l'avenir de la Patrie dépend de votre solidarité nationale, et pour vous demander de vous grouper avec ferveur autour de mon fils, le roi Baudouin.

Je vous en conjure, soyez unis.

Que Dieu protège la Belgique et notre Congo !

Translation:

Ladies and Gentlemen:

On July 31, 1950, to restore concord to the country, I agreed that the exercise of the royal powers should be entrusted to my son; my intention was to definitively renounce the throne, if all the Belgians rallied around Prince Baudouin.

I consider that this has been achieved.

This is why I have decided to abdicate today.

I have resolved upon it with the sole concern to safeguard the unity of the country and to serve the monarchical institution which the National Congress, in 1831, placed at the basis of our Constitution.

I have gathered you here because the national interest and the stability of the Dynasty alike require that my decision to put an end to my reign be accompanied by a solemn manifestation of concord.

I will not speak of the past.

But my duty, as a Sovereign, requires, in this last moment of my reign, that I render a fervent homage to the military and civic virtues which the Belgian people have manifested in the course of the cruel and dramatic hours through which they have passed.

Justice has not always been rendered to them.

I affirm that in 1940, the army fought valiantly, to the utmost limits of resistance, and that the population, under enemy occupation, worthily manifested its traditional virtues of endurance, courage and patriotism.

I salute the memory of those who sacrificed their lives for the country.

My dear Baudouin, it is with pride that I transmit to you the noble and heavy mission of carrying, henceforth, the Crown of a Belgium which has remained, despite the most terrible of wars and the upheavals that followed, territorially and morally intact, free, and faithful to her traditions.

This mission, you will exercise, with the will to serve your country and to continue the work of the Dynasty, conforming yourself, in this way, to the principles I have inculcated in you. These principles, I myself received from my father, King Albert; they always inspired my attitude during the hard years of a reign I leave to History the care of judging.

The sympathy and the confidence with which the whole population has welcomed you permit me to lay down the royal powers definitively, without fear for the future and with the consciousness of duty accomplished.

Ladies, Gentlemen,

I am convinced that you will support my son with abnegation and loyalty in the accomplishment of his constitutional task.

Never forget that it involves the maintenance of national independence and the territorial integrity of Belgium and the Belgian Congo.

My dear fellow-countrymen,

At the moment I lay down my charge, my thoughts cannot detach themselves from the years I have lived among you.

The memory will always remain present to me of the emotion that seized me, last year, when, after so long a separation, I set foot on the soil of my native land.

Like you, I love my country.

I have shared your joys and sorrows alike, turning myself with a particular concern towards the humblest among you.

To all those, so numerous, who have never ceased to be faithfully attached to me, I express all my gratitude. I will preserve in my heart the precious memory of their affection.

The last words I pronounce as King of the Belgians are to remind you, forcefully, my dear fellow-countrymen, that the future of our country depends on your national solidarity, and to ask you to gather yourselves, with fervor, around my son, King Baudouin.

I enjoin you, be united.

May God protect Belgium and our Congo!
If your King gave you this speech, how would you feel?

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